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Dernieres Nouvelles À Propos Du CODEX Codex Alimentarius est une ‘boîte noire’ dont la majorité du contenu reflète ce que vous souhaitez ne pas avoir à savoir au sujet des transformations de la science médicale en une entreprise purement iatrogène (adjectif. Se dit d’une maladie qui est provoquée par un médicament.) Le mot ‘iatrogène’ vient du grec iatros, signifiant médecin, et se rapportant aux morts attribuables aux médecins. Codex est l’équivalent politique des manuels de toxicologie actuels parce qu’il endosse et fait la promotion des échanges internationaux ainsi que de la consommation à travers le monde entier de tout : allant des pesticides à l’irradiation ; des aliments transformés génétiquement à la synthèse sans distinction des remèdes et des nutriments, ceci sans se soucier des substances naturelles qui sont bio-compatibles. La ‘boîte noire’ du Codex fut entrouverte le 5 avril 2005 par Me Leendert A. Geelhoed, Avocat Général de La Cour Européenne de Justice, lorsqu’il présenta son opinion de juriste senior sur les pouvoirs arbitraires du Codex vis-à-vis le support qu’offre le Codex à la législation déjà en vigueur dans l’Union Européenne puisqu’il s’exprima en ces termes : «In short, this procedure, in so far as it may exist and in so far as it may deserve this title, has the transparency of a black box: no provision is made for parties to be heard, no time-limits apply in respect of decision-making; nor, indeed, is there any certainty that a final decision will be taken. The procedure therefore lacks essential guarantees for the protection of the interests of private applicants. Que nous pouvons résumé et traduire par : ‘cette procédure ... [par laquelle les ingrédients sont ajoutés à une ‘liste positive’] est aussi transparente qu’une boîte noire’. La ‘boîte’ fut ouverte plus largement le 12 juillet 2005 lorsque La Cour Européenne de Justice stipula une décision applicable à l’Union Européenne qui pointa directement sur le problème central de toute l’application du Codex et je nomme la préférence pour les substances médicales synthétiques plutôt que pour les substances médicinales naturelles. Ceci est la clé pour comprendre le Codex, pour comprendre pourquoi les lois de l’Union Européenne peuvent avoir un impact sur le Canada et les États-Unis, et qu’est-ce que le présent mouvement pour une liberté de choix en santé désire accomplir. Dr Robert Verkerk, le directeur exécutif pour l’Alliance pour une Santé Naturelle du Royaume Uni (ANH, site internet : www. alliance-natural-health.org), qui était responsable d’avoir entrepris les deux actions légales, défiant le Codex par un questionnement au sujet du support de la législation de l’Union Européenne, disait lors d’un interview téléphonique le 16 septembre 2005 : « C’est une erreur sérieuse de votre part au Canada et aux États-Unis, de croire que peut importe ce qui se passe ici, en Europe, cela ne vous affectera d’aucune façon ». Il faisait ici allusion au fait que le Codex a effectivement le pouvoir d’imposer au monde, en qualité de son mandat formulé par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC ou en anglais : WTO = World Trade Organization) jointe à la FAO (Food and Agricultural Organization), des règlements qui restreignent les doses ainsi que la disponibilité des vitamines, minéraux, phytonutriments, acides aminés, enzymes, acides gras essentiels, probiotiques, tout autant que les systèmes médicaux traditionnels de la Chine, de l’Aryuvedic et autres. Si l’Alliance pour une Santé Naturelle (ANH) n’était pas allé en cour, Codex aurait précisément réussi à imposer ses règles en Europe en Août de cette année. Pour comprendre comment tout ceci se tient ensemble, nous avons besoin de retourner jusqu’au début de tout ce processus : Le 6 novembre 2001, le Parlement européen déposa Les Directives 2001/83/EC qui édictaient en section 2 et 3 de son préambule ceci : « (2) Toute réglementation en matière de production, de distribution ou d’utilisation des médicaments doit avoir comme objectif essentiel la sauvegarde de la santé publique. (3) Toutefois ce but doit être atteint par des moyens qui ne puissent pas freiner le développement de l’industrie pharmaceutique et les échanges de médicaments au sein de la Communauté. ». Depuis, la foi envers les pharmaceutiques a été ébranlée. La révélation que des médicaments adéquatement prescrits sont maintenant la cause de mortalité (voir le livre : Death by Modern Medicine par le Dr Carolyn Dean) a eu pour conséquences : 1) le retrait de plusieurs médicaments populaires depuis 2001 ; 2) une autre conséquence fut que toutes les autres catégories de médicaments se sont vues ajouter un encadré noir (une ‘boîte noire’ dans le Compendium) ou 3) un avertissement diffusé à leur sujet ; 4) les gouvernements du Canada, des « États-Unis, de l’Australie et certains pays de l’Union Européenne, ont eu à enquêter sur les activités criminelles de Big Pharma ainsi que sur son influence abusive sur l’éducation en médecine, sur les recherches et sur les gouvernements ; 5) les éditeurs de journaux médicaux de réputation mondiale ont émis de nouvelles lignes de conduites concernant les rapport de recherches afin d’exclure les conclusions dictées par les intérêts pharmaceutiques ; 6) des recherches internationales ont prouvées que les médicaments sont parmi les polluants environnementaux affectant les gens et les animaux ; 7) l’Association médicale Anglaise et un chercheur du média CBC ont rapporté que les compagnies pharmaceutiques inventent des maladies pour ensuite créer les médicaments pour les traiter, ils vont même jusqu’à produire des écrits pour les médecins afin que ceux-ci suivent un protocole de traitement selon leurs directives (voir : Selling Sickness par R Moynihan et A Cassels) sachant tout cela : parler de santé publique et de pharmaceutiques dans un même souffle relève d’une plaisanterie malsaine. Big Pharma a démontré qu’elle comprend parfaitement que ses produits ne marchent pas, que souvent ils tuent, et de façon générale font tort, comme le prouve les recherches qu’elle-même a faites afin d’établir la toxicité de leurs produits, pour ensuite les cacher aux législateurs (voir : Let Them Eat Prozac, par Lorimer). Le personnel de Big Pharma comprend la supériorité biochimique des substances naturelles. Récemment, la prestigieuse Institut Anglaise pour la Science et la Société (ISIS = Institute for Science and Society, site internet : www. i-isis.org.uk) a assemblé tout le puzzle. ISIS rapporte que les compagnies pharmaceutiques ont commencé à acheter les compagnies productrices de vitamines et de minéraux : Merck a fait l’acquisition de Lamberts ; Wyeth a acheté Solgar. En pratique tous les matériaux bruts des suppléments sont produits par les grandes compagnies pharmaceutiques comme Bayer et Hoffman-La Roche. « Les compagnies de médicaments ont pris le contrôle des suppléments alimentaires par le biais des épreuves pharmacologiques, le résultat de la collaboration entre PharmaPrint Inc et l’Université de Miami. Les épreuves pharmacologiques se réfèrent à une technologie qui isole et mesure la bioactivité d’un composé chimique actif provenant d’une plante ou d’un remède naturel, puis le copie dans un laboratoire. Ces composés chimiques sont standardisés sous le qualificatif de ‘pharmaceutiques’ pour une approbation par les gouvernements [nécessaire pour l’obtention d’un brevet]. Des brevets sont couramment demandés pour des versions pharmaceutiques de plusieurs plantes médicinales des plus utiles tel que l’Herbe de la St-Jean (pour la dépression), l’Échinacea (pour les fonctions immunitaires), le Ginko Biloba (pour les fonctions intellectuelles), le Saw Palmetto (pour les fonctions prostatiques) ainsi que le gui (traitement alternatif contre le cancer). » Les essais cliniques subséquents coûtent environ 6.5 millions de dollars par produit et obtenir une protection de brevet coûte un autre demi million de dollars ; le processus entier prend cinq (5) ans. ISIS observe que : « les investisseurs sont récalcitrants à s’engager... à moins qu’un marché exclusif leur soit garanti. Un moyen pour créer un marché exclusif est de bannir ou de retirer tous les remèdes naturels. Le marché de la santé des États-Unis ... est estimé à une valeur autour de 1.5 trillion de dollars américains [ce qui] en fait une valeur avantageuse. [Toutefois] les lignes directrices concernant les ‘aliments devenus drogues’ tracées par le Codex ont été adoptées par l’Australie, le Danemark, l’Allemagne et la Norvège et plusieurs produits sont devenus un choix aussi adopté par les compagnies pharmaceutiques qui les ont ré-empaquetés et étiquetés comme médicaments. La section de protection de Santé Canada a réglementé les aliments ‘naturels thérapeutiques’ comme étant des drogues. Les huiles de poissons (pour les articulations), les capsules de canneberges (problèmes urinaires) et les baies d’aupébine (cœur) ont tous reçus un numéro de DIN (drug identification number). » ISIS conclue que : « ceci est un niveau de ‘protection’ totalement disproportionné, imposé sur ce qui est en fait des produits alimentaires inoffensifs, spécialement lorsque les médicaments conventionnels tuent autant de personnes chaque année. » Les compagnies agricoles et pharmaceutiques sont trans-nationales et des pratiques commerciales saines demandent une harmonisation internationale dans les affaires. Parce que la majorité des 171 états membres du Codex sont aussi des membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC, en anglais WTO = World Trade Organization), la scène est disposée de façon à favoriser une harmonisation du commerce à travers le monde entier. Ratifier les lignes directrices du Codex, tel sont les renforcements envers ces membres par la cour de l’OMC (qui transige en secret) tout autant que par les pressions faites par la CAFTA (Central American Free Trade Agreement), l’ALENA (Accord de libre-échange Nord Américain, en anglais : NAFTA North American Free Trade Agreement) et plusieurs autres traités impliquants l’Europe, l’Australie et l’Amérique du Nord. Chacun de ces traités possède des clauses se rapportant directement au Codex pour la simple raison que les joueurs principaux sont des compagnies pharmaceutiques, agricoles et producteur d’aliments, qui souhaitent que toutes les barrières au commerce soient levées ou, pour le dire autrement : leur but étant de réduire leurs responsabilités concernant la qualité des marchandises. Nous vivons dans un monde dans lequel les compagnies espèrent créer des consommateurs fonctionnels à qui on offre un produit unique qui convient à tous et qui les embrigades dans les rouages de prospérité de cette compagnie. Aujourd’hui, les consommateurs sont la dernière ressource qui n’est pas totalement contrôlée et exploitée sur terre. Les clients qui posent des questions au sujet de la qualité, de la sécurité, et tout spécialement sur les pratiques scientifiques, sont la seule barrière redoutable face au contrôle mondial par les compagnies. La décision du 12 juillet 2005 de la Cour Internationale de Justice du Luxembourg est venue après la rencontre du Codex à Rome tenue le 4 juillet ; 85 pays présents avaient alors déjà ratifié ces lignes directrices restreignantes au sujet des suppléments alimentaires. Le Canada et les États-Unis étaient parmi eux ; les objections de la part de la Chine et de l’Afrique furent ignorées. Tout comme dans la version originale de 2001, les lignes directrices présentes, sous l’article 6(2) des Directives de l’Union Européenne, empêchent formellement toute diffusion d’informations au sujet de maladies pouvant être traitées par des nutriments, puis ajoutèrent une demande afin de restreindre dans le futur le dosage des suppléments. Conspiration ? Pas du tout ! Pour emprunter une phrase du livre des auteurs Moynihan et Cassels au sujet des tactiques générales de Big Pharma : « Ceci est un vol en plein jour. » Huit jours plus tard, la Cour Internationale de Justice rendit une décision qui surpris tout le monde. Les juges concédèrent que l’Union Européenne était libre d’avoir une loi qui réglemente la production et le commerce des suppléments alimentaires, nommément les Directives de l’Union Européenne qui également forment la base des lignes directrices internationales du Codex. Cependant, les juges s’accordèrent avec l’Avocat Général, Me Geelhoed, qui avait en avril mis son doigt sur un point sensible et observé qu’il y avait là une curieuse contradiction : « The positive lists betray a preference for the inorganic forms of vitamins and minerals, which results in the unjustifiable and disproportionate exclusion, of their natural forms, which are nevertheless common in the normal diet and generally better tolerated by the body »
Que je traduirais par : « La liste positive trahit une préférence pour la forme inorganique des vitamines et des minéraux, laquelle aboutit à une injustifiable et disproportionnée exclusion, de leurs formes naturelles, qui sont néanmoins habituelles dans une diète normale et généralement mieux tolérées par le corps. » Me Geelhoed avait aussi noté que les Directives nécessitaient des études de toxicité complètement inutiles : « ... It would be odd to start the evaluation procedure from zero again when it is clear that the products concerned have already undergone a test using the same criteria: safety and bioavailability... » Que je traduirais par :« Il serait curieux de commencer la procédure d’évaluation [de tous les suppléments considérant les principes déterminant le risque dans le cas des toxines et des drogues synthétiques] encore à partir de zéro, lorsqu’il est clair que le produit concerné a déjà subi [des tests] établissants la sécurité et la biodisponibilité ... [qui devraient être utilisés] comme point de départ déjà existant pour l’évaluation. » L’année 2005 était une date butoir : si l’ANH (Alliance for Natural Health) n’avait pas fait appel aux avocats de l’Union Européenne pour ensuite aller à la Cour Internationale de Justice, l’Europe aurait été le premier grand territoire soumis entièrement au contrôle de Big Pharma. La majorité des vitamines et minéraux auraient été exclus du marché européen le 1er août de cette année ; certains seraient réapparus à un prix exorbitant suite à l’identification et la création de matières synthétiques analogues et brevetés par Big Pharma. Maintenant, toutefois, la partie a pris un nouveau tournant et Big Pharma n’est plus la seule au contrôle, sauf dans les pays ayant déjà adopté ces lignes directrices rigoureuses tel le Danemark, l’Australie, et tout spécialement l’Allemagne. J’ai reçu un courriel le 6 septembre dernier de l’Allemagne m’informant qu’une bouteille de 90 capsules de vitamine E coûte maintenant 45.50 Euros, ce qui représente environ 70$ canadiens fabriquées, brevetées et mis en marché par une compagnie pharmaceutique et, en quantité limitée, disponible sans prescription. Ce prix représente environ sept (7) fois le prix que nous payons présentement au Canada. Encore plus, la Cour a assénée un coup terrible à Big Pharma et à leurs projets en rendant la décision que cette Directive ne s’applique pas aux vitamines et minéraux sous leur ‘forme naturelle’, mais seulement aux formes « de sources synthétiques ou à celles dérivées du procédé manufacturier utilisant des ‘substances chimiques’ ». De cette façon, les substances naturelles qui ont usuellement fait partie de notre diète depuis plusieurs millions d’années ne peuvent pas être réglementées d’un manière restrictive, tout autant qu’elles ne peuvent être soumises à des études de toxicologie comme doivent l’être les produits chimiques synthétiques utilisés pour fabriquer des médicaments. Les avocats de l’ANH qui ont conduit ces deux défis juridiques font état que « les suppléments alimentaires sur le territoire de l’Union Européenne... [ne seront] pas classés comme des drogues et [seront] rapidement disponibles à travers l’Union Européenne. » Toutefois la bataille est loin d’être terminée. La Cour n’a pas défendu l’utilisation de l’évaluation scientifique des suppléments comme faisant partie du processus d’harmonisation du commerce international. Ce qui veut dire, qu’ils peuvent être l’objet d’évaluations scientifiques trompeuses puisque financées par les commerçants eux-mêmes de façon à vendre à un prix plus élevé une dose diminuée, autrement dit : faire plus d’argent à partir de moins ce qui, selon le Dr Verkerk de l’ANH, correspond exactement à ce que l’industrie désire maintenant accomplir. La science de qui sera utilisée ? La ‘science du tabac’ de Big Pharma, ou la science indépendante basée sur des recherches récentes et à jour et qui sera financer autrement que par quelqu’industrie que ce soit ? La Cour Internationale de Justice a clairement ordonnée que les recherches scientifiques soient indépendantes, cependant faire respecter cette ordonnance est une autre affaire. Dr Verkerk disait que plusieurs universités de grande renommée en Europe se sont jointes au mouvement pour la liberté de choix en santé dans le but d’établir un protocole de recherche entièrement scientifique qui ne serait pas sous le contrôle des compagnies, ceci afin de s’assurer que des dosages insignifiants ne deviennent pas des standards. Les institutions de recherche et les organisations médicales des États-Unis se joignent également au mouvement. Une conférence internationale pour un libre choix en santé et sur le Codex se tiendra à Minneapolis du 28 au 30 octobre 2005 afin de mettre au point une stratégie. Tout aussi utile, un cinéaste anglais a produit un documentaire sur le Codex qui s’intitule : « Nous devenons silencieux ». Il sera diffusé sur les ondes des États-Unis à la fin de cette année et on estime qu’il sera vu par 25 millions de personnes. Le samedi 5 novembre 2005, je le présenterai pour la première fois au Canada sur OISE à Toronto (Midi et 16h00), aussi je donnerai un compte-rendu de la conférence de Minneapolis. J’espère vous y voir tous ! Vous devriez y découvrir à quel point le Codex touchera et influencera le Canada sauf si nous travaillons tous ensemble à la protection de la médecine naturelle qui a fait ses preuves et donne présentement des résultats.
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M. Angell, The Truth About The Drug Companies, Random, 2004 (Ancien éditeur du journal médical New England) DR C Dean, Death By Modern Medicine, Matrix Verite, 2005 S. Ellison, Health Myths Exposed, Author House, 2005 (Ancien concepteur de médicaments pour Big Pharma) DR D. Healy, Let Them Eat Prozac, Lorimer, 2003 DR J. Kassirer, On The Take : How Medicine’s Complicity With Big Business Can Endanger Your Health, Journal de l’Université d’Oxford, 2005 (Ancien éditeur du journal médical New England) R. Moynihan & A. Cassels, Selling Sickness : How The World’s Biggest Pharmaceutical Companies Are Turning Us All Into Patients, Nation Books, 2005 (du Journal médical Anglais et de CBC Canada) TEXTES : Sur le site de l’ANH, www.alliance-natural-health.org, cliquez sur : français ; documents ; ANH legal challenge puis faites le choix d’un document. |
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